« Dans ma localité, on a souvent beaucoup de difficultés entre producteurs et travailleurs. Et le travailleur était obligé de subir. Mais j’ai appris lors cette formation que le travailleur a aussi des droits et le comité communautaire vient pour aider tout le monde. » affirme Zongo Lassane, représentant des producteurs de Léhiri-Penda une localité située dans le département de Divo en Côte d’Ivoire. 

Comme lui, 19 autres participant·es venu·es des villes de Divo et Lakota représentant 3 localités, ont été formés en août 2026 à Divo. C’était au cours d’un atelier de renforcement des capacités des membres des Comités de Droits Humains Communautaires (CDH-C). La rencontre s’est tenue dans le cadre de la lutte contre le travail forcé dans les chaines d’approvisionnement du cacao en Côte d’Ivoire. L’introduction aux droits humains et aux droits de l’enfant, les pires formes de travail des enfants, le travail forcé des adultes et des enfants ainsi que le rôle et les responsabilités des Comités de Droits Humains Communautaires, sont entre autres les thématiques abordées lors de l’atelier. 

Comme son nom l’indique, le Comité de Droits Humains Communautaire, est composé d’un représentant de toutes les couches sociales de la communauté. Notamment, un représentant de la chefferie, des employeurs/producteurs, des travailleurs agricoles, des guides religieux, des femmes, des jeunes et un représentant issu des autres leaders religieux influents de ladite communauté. 

Sa mise en place obéit à des critères précis de sélection des membres qui la composent. Ils doivent avoir un engagement social reconnu, être sensibles aux questions des droits humains, faire preuve de disponibilité pour les activités à réaliser et savoir lire et écrire (au moins un membre par comité).  

Au terme de cet atelier, Kpéhi Agathe, représentante des femmes de Léhiri-Penda a donné ses impressions : 

« J’ai appris ici, qu’un enfant ne doit pas faire de travaux dangereux mais plutôt des travaux légers. Une fois de retour dans ma localité, j’irai faire le compte rendu aux femmes et leur dire que c’est par ignorance que beaucoup de manœuvres travaillent sans contrat », a-t-elle dit. 

Pour Liazié Bi Gohi Jean Paul, représentant des guides religieux, la formation a été bénéfique. Il a, à ce sujet , affirmé ceci : « Je m’engage désormais à sensibiliser ma communauté pour un changement de comportement. Car avant cette formation, j’ignorais totalement ce qu’était le travail des enfants et le travail forcé. » nous confie t-il. 

Après toutes les sessions de formation et une fois installés, les CDH-C travailleront à offrir aux communautés un espace accessible d’écoute et de gestion des plaintes. Ils seront amenés à accompagner directement la formalisation des relations de travail (contrats employeurs-travailleurs), à gérer les plaintes et à sensibiliser aux droits humains, au travail décent et à la lutte contre le travail forcé.  

   Pour apprendre plus sur les comités des droits humains

Ouverture plenière
Atelier 1
jour 2
atelier 2
Atelier 3
Mise en situation
Pratique
pratique 2
Les formateurs